Titre VF: Brisingr Titre VO: Brisingr Auteur: Christopher Paolini Année: 2008 Nombre d'éditions:1 Editeur: Bayard Jeunesse Prix:21.90€
Eragon a une double promesse à tenir : aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina – prisonnière des Ra’zacs –, et venger la mort de son oncle Garrow.
Saphira emmène les deux cousins jusqu’à Helgrind, les Portes de la Mort, repaire des monstres.
Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar’oc, l’épée que Brom lui avait donnée, Eragon n’est plus armé que du bâton du vieux conteur. Tandis qu’il veille au pied de la sinistre citadelle, Eragon
s’interroge : viendra-t-il à bout des Ra’zacs ?
Il est vrai que, depuis la cérémonie du Sang, à Ellesméra – la cité elfique –, le jeune Dragonnier continue de se transformer, acquérant peu à peu les traits et les fabuleuses capacités d’un
elfe. Et Roran mérite plus que jamais son surnom de Puissant Marteau. Quant à Saphira, elle est une combattante redoutable…
Ainsi commence cette troisième partie de l’Héritage, où l’on verra l’intrépide et altière Nasuada, chef des Vardens, subir avec bravoure l’épreuve des Longs Couteaux ; les Vardens affronter les
soldats démoniaques de Galbatorix, qui ne ressentent pas la douleur ; Arya et Eragon rivaliser de délicates inventions magiques ; Murtagh chevauchant Thorn, son dragon rouge, batailler dans le
ciel contre Eragon et Saphira. On s’enfoncera avec angoisse dans les obscures galeries souterraines des nains ; on se laissera séduire par Nar Garzhvog, le formidable Urgal, et par l’énigmatique
Lupusänghren, l’elfe au pelage de loup ; on retrouvera avec bonheur Oromis et Glaedr, le dragon d’or ; on constatera avec jubilation que Saphira montre toujours un goût certain pour l’hydromel…
Et on comprendra enfin pourquoi le roman porte ce titre énigmatique : Brisingr, Feu en ancien langage…
Comme chaque tome de la série, j’ai misun certain temps avant de lire ce tome (1 an après leurs achats pour les deux
premiers) afin d’être sûre de mieux l’apprécier.Mais comment apprécier 500 pages de vent?Brisingr était
plein de promesses, mais il m’a déçue très largement.
L’auteur souhaite développer la personnalité de ses personnages, seulement c’est quelque chose que l’on faitdès le début d‘une histoire pas au bout d‘un
troisième roman.On ne concentre pas un livre entier sur ça au risque d’endormir son lecteur faute de réelle action. Mais la question est:faut-il vraiment tenter d’approfondir la personnalité d’un personnage qui n’en a aucune?Eragon estl’exemple même de la cruche et du mouton qui suit tout le monde.Il est le dernier à se rendre compte des choses, à des remords dont
il accable le lecteur à toutes les pages etn’a pas l’ombre de l’étoffe d’un héros à l’inverse de Murthag, très
charismatique, très déchiré, en proie à la souffrance, mais dont on sait qu’au fond, il est bon et qu‘il souhaite s‘en sortir. Plus de 300 pages de rien, ça fait beaucoup quand même.Autant dans le tome 2 chaque chapitre se vaut, autant là, c'est
déprimant. Aucune réelle action avant la moitié du livre. Et encore! Unpresque copié collé du combat de fin de tome 2.Qu'est-ce qu'il croit le blondinet? Qu'on peut changer en cinq minutes? Il est marrant lui! Mais ce qu'il est niais! Monsieur a des remords à tuer
des gens! C'est pas comme ça qu'il va battre Galbatorix (d'ailleurs, ça m'étonnerais pas que ce soit Murthag qui le tue ça serait vachement plus drôle). D’ailleurs,pourquoi faire rabacher à son héros que tuer c’est mal et lui faire prendre du plaisir à tuer des soldats lors de la bataille en fin de tome?C’est totalement illogique! Autre élément illogique:il semblerait que l’auteur ne relise pas lui-même ce qu’il écrit. Pourquoi nous dire
qu’un dragon ne peut pas vivre sans son dragonnier dans le premier tome, et nous livrer une Saphira imaginant se venger si Eragon vient à mourir?Quel
véritable auteur pourrait faire une bourde pareille?
Brisingr aurait dû initialement clore la trilogie. Mais Christopher Paolini a décidé de faire un quatrième tome afin de pouvoir parler de tout ce qu’il y avait à dire. Cela aurait pu être une
bonne idée, si il y avait quelque chose à dire.Pendant les trois quart du livre, le lecteur aura le droit à la description de la vie en camp de guerre,
d’un pseudo voyage, et de nombreux combats trop décrits, mal ancrés et totalement inutiles. Le seul intérêt du roman se tient dans les derniers 100 pages,
où le lecteur pourra découvrir desrévélations sur des éléments qu’il aura au préalable deviné deux tomes avant, sur des réactions fausses et assez
pitoyables digne d’une série z. Mais aussi, une et une seule, révélation qui fait avancer l’histoire. Paolini avait parler au lecteur d’une révélation concernant un troisième dragonnier dans Brisingr. Pendant tout le tome je n’ai attendu que ça, cette seule pensée,
m’aidant à tenir lors despassages les plus affligeants.Quand je suis arrivée au dernier quart, il m’a fallu
admettre que l’information était fausse. Chose très décevante puisque cela aurait pu donner un élément extrêmement intéressant! On se demandera aussi pourquoi l’auteur traite aussi mal ses personnages les plus intéressants.Quel intérêty a t-il à
tuerOromis et Glaedrde manière aussi indigne?Les deux mentorsauraient pu jouer un rôle beaucoup plus important, et largement meilleur en
restant à l’arrière.
Si Eragon pouvait avoir l’excuse d’être le premier roman de l’auteur, mais aussi le premier tome d’une trilogie, Brisingr lui n’en a aucune. Paolini nous offre pourtant un tome 2 excellent,
presque parfait, aux révélations impressionnantes et aux batailles accrocheuses. En revenant en arrière après la lecture du tome 3 on se rend compte quela
trilogie aurait pu s’achever de manière très satisfaisante si l'auteur avait condensé ce qu'il tient tant à develloper.Malheureusement,le lecteur devra endurer le temps d’un autre tome, la mauvaise écriture d’un auteur qui se discrédite seul.Espérons
néanmoins qu’il se rattrape avec ce tome quatre en oubliant les pseudos révélations de bas étages et en évitant de tenter d‘approfondir la personnalité de ses personnages. Manquerait plus qu’il
décide d’en faire un cinquième.