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Chroniques Seinen

Jeudi 18 octobre 2007
Bienvenue dans cette catégorie du blog! Comme son nom l'indique, elle contient des critiques et des présentations sur des seinens. Comme le blog, elle est en constante évolution, et verra bientôt un remaniement dans le style des articles.
Bon surf!




Articles disponibles:

Page 1:

+ Chobits
+ Remina
+ Variante
+ Le portrait de Petite Cosette
+ Larme Ultime
+ Sayonara Monsieur Désespoir

Page 2:

+ La dame de la chambre close
+ Doubt

Légende des annotations GIF:

1           2           3            4           5          6

1. Déplorable-2.Ennuyant-3.Dubitatif-4.Bonne Pioche-5.Emoustillant-6.Coup de coeur

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Vendredi 7 décembre 2007
Titre VF: Chobits
Titre VO: ちょびっツ
Mangaka: Clamp
Année: 2001
Nombre d'éditions: 1 (Simple)
Cours de Parution: Terminée
Prix: 07.95 €
Éditeur Français: Pika / Japonais: Kodansha
Nombre de volumes: 8


L'histoire se déroule dans le Japon contemporain. Seule différence : des androïdes appelés "persocons" côtoient la vie des habitants. Dans ce monde quelque peu futuriste, Hideki Motosuwa est un modeste étudiant de 19 ans qui vit de son petit boulot à Tokyo. Pas vraiment riche, il rêve pourtant de s'offrir un persocon. Un soir, il trouve un persocon féminin étonnement mignon au milieu d'ordures. Abasourdi, très timide mais en même temps ravi, il la ramène chez lui et "l'allume". Elle s'éveille alors mais ne sait dire pour l'instant que "chii...". Le plus dur pour Hideki est de contenir ses hormones car elle est plus que jolie ; cependant il s'attache sentimentalement très vite à son nouveau persocon, innocente et fragile, qu'il s'est approprié et qu'il prénomme désormais Chii. Différente des autres persocons, étudiée par des spécialistes, Chii va s'avérer être un persocon hors du commun, qui ne possède pas de OS (operating system = système d'exploitation), et dont personne ne connaît encore l'origine. Chii serait-elle un Chobits ?

Chobits est l'une des oeuvres phares du studio Clamp mais aussi de ma collection. C'est une histoire très belle et magnifiquement traitée au graphisme épuré et très abouti. Chii et sa sœur ont droit à un design somptueux et très détaillé. Ce manga mêle humour et sentiments avec grand talent et est sans conteste, l'une des oeuvres les plus abouties du studio. Ce que j'apprécie le plus dans Chobits c'est la manière dont sont traités les sentiments de Chii, grâce aux petits livres qu'elle achète tout au long du manga, je trouve ça très poétique et très judicieux. C'est un personnage attachant qu'il est sympathique de suivre pendant 8 tomes. Chaque personnage est intéressant et bien utilisé et je dois avouer que Sumomo est de loin ma préférée.

Il y a très
peu voire aucun points négatifs à noter dans Chobits, c'est un manga qui conviendra à tous les genres, et qui assurément ne laissera personne indifférent. Il est remarquable en tout point et c'est un classique du genre. Ce que j'aime le plus dans Chobits c'est le traitement des dessins en couleurs, leur ton pastel est absolument magnifique, et les dessins sont sublimes. C'est le manga qui fait déchanter les dessinatrices en herbes comme moi. J'aimerais beaucoup qu'une édition deluxe sorte toute en couleur. D'habitude je ne suis pas fan des mangas en couleur, peut-être parce que je suis trop habitué au noir et blanc, mais là c'est vraiment ce que le manga mériterait de mieux, il suffit de voir les deux dessins postés dans cet article pour en être convaincu.

Ce que j'aime beaucoup ici aussi, c'est le
design des yeux très différent des autres oeuvres de Clamp. Ils sont simples et pourtant très expressifs ( et croyez moi à reproduire ce n'est pas une mince affaire). Non décidément je trouve que les oeuvres de Clamp sont les plus belles visuellement parlant. Mokona Apapa est ma nouvelle idole XD.

Coté édition, Pika fait pour une fois de
l'excellent travail. Papier blanc et doux, belle impression, couvertures magnifiques et fidèles aux originales mais un peu fragiles (elles sont en papier cartonné), des pages couleurs et une petite carte dans chaque tome. Dommage que des éditions de qualités comme Chobits soient si chères, notamment pour le tome 8 beaucoup plus fin que les autres.


Ma Note: 8.5/10


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Lundi 28 janvier 2008
Titre VF: Remina La planète de l'enfer
Titre VO: Itoh Junji Kyofu Manga Collection
Mangaka: Ito Junji
Année: 1997
Nombre d'éditions: 1 (Simple)
Cours de Parution: Terminée
Prix: 09.00 €
Éditeur Français: Tonkam / Japonais: Shogakukan
Nombre de volumes: 1


Rémina fait partie de cette vague qui submerge la France actuellement, l’épouvante traitée par les Japonais. Que ce soit à travers le cinéma avec Ring ou Dark Water, les jeux vidéo comme Silent Hill ou des mangas comme Spirale et Tomié, il n’est pas question ici de peur, mais d’angoisse indéfinissable, d’obsession viscérale, d’ambiance malsaine. Lorsque le professeur Ooguro baptise la planète qu’il a découverte Rémina, du nom de sa fille, il ignore qu’il signe là sa perte. Si les premiers temps, Rémina devient la nouvelle coqueluche du public, quand la planète s’avère être un fléau de premier ordre, l’opinion se retourne et la vie de Rémina tourne au cauchemar...


De Junji Ito, je ne connaissais que Spirale et plus récemment Le mystère de la chair. De spirale je n'avais aimé que le tome 1, le tome 2 et 3 étant vraiment décevant pour ma part. Ce qui m'a poussé à lire Rémina, c'est une critique assez positive sur Manga Sanctuary, car apparemment dans Rémina
on retrouvait tout le talent de l'auteur, pour rendre son lecteur mal à l'aise. Je me suis donc procuré ce One Shot, et je me suis mise à sa lecture. Vous pouvez le voir à la page scannée juste au dessus, Junji Ito ne fait pas des mangas mignons, c'est tout le contraire, il réussit avec brio à nous transporter dans un univers dérangeant, malsain et morbide. A lire ses mangas, on ne peut s'empêcher de se demander si Junji ito n'est pas un peu dérangé, en effet, pour nous sortir des scénarios pareils, il faut vraiment avoir une imagination singulière. Mais ce qu'il y a de plus dérangeant dans ses oeuvres, ce n'est pas les scénarios, mais le graphisme, particulier, très détaillé, limite gerbant à certains moments. Je n'ai pas une énorme connaissance des oeuvres horrifiques japonaises, mais je crois ne pas me tromper quand je dit que Junji Ito est un des meilleurs mangaka du genre. J'en avais déjà le sentiment à la lecture de Rémina, mais ça s'est confirmé dans Le Mystère de la Chair.

Ce que je trouve néanmoins agaçant, chez Ito, c'est qu'il fait
rarement ( voire jamais) de fin concrète. C'est toujours très vague, et parfois cela s'arrête carrément sans raison, je pense au mystère de la chair, pour lequel je vous ferait une petite critique. Néanmoins, c'est toujours avec plaisir que je lis une de ses oeuvres, pas de frayeurs ici, mais de l'angoisse, beaucoup d'angoisse. Les oeuvres de Ito n'effrayaient pas, mais dérangent. oh oui, elles dérangent, personnellement, il me faut toujours un certain temps pour sortir complètement d'un de ses mangas, tellement on ressent fortement l'angoisse transmise.

L'autre particularité de Junji Ito, c'est qu'il n'hésite pas à partir dans un trip total. Si vous n'aimez pas l'illogique, dans ce cas, ne lisez pas du Ito, ça se voyait un peu dans Spirale, mais dans Rémina c'est le maître mot. J'avoue avoir du mal parfois à le comprendre, abandonnant parfois, quand je vois qu'il est impossible de le suivre. Certains pourront le reprocher vivement pour Rémina, néanmoins, si le mangaka part dans son délire, le manga n'en reste pas moins excellent. Il garde son objectif principal: faire angoisser le lecteur.

Coté édition, je dois dire que Tonkam fait de
l'excellent travail, ce n'est pas pour rien que c'est mon éditeur préféré. ^__^. On a le droit à un papier irréprochable, une impression excellente et une couverture superbe! Métallisée, avec la langue de Rémina en relief, c'est l'une des mes plus belles éditions. Tonkam ne prend pas ses clients pour des pigeons, et savent faire plaisir aux lecteurs. On voit où l'on met notre argent, contrairement à des éditions comme celles de Panini ou encore certaines de Pika et Soleil.

Ma Note: 8/10



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Je ne trouve rien sur Ito, mais voici une petite vidéo sur un manga d'horreur, qui traduit bien l'univers d'Ito, ce que vous voyez, imaginez le en dix fois pire, et vous comprendrez ce qu'est un manga de Junji Ito:

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Lundi 28 janvier 2008
Titre VF: Variante
Titre VO: Variante
Mangaka: Sugimoto Igura
Année: 2004
Nombre d'éditions: 1 (Simple)
Cours de Parution: Terminée
Prix: 06.50 €
Éditeur Français: Glénat / Japonais:Kadokawa
Nombre de volumes: 4


Les parents d’Aiko sont sauvagement assassinés par une créature monstrueuse. Seule survivante du drame, la jeune fille se réveille dans un lit d’hôpital, le bras gauche entièrement bandé. Mais très vite, elle découvre que celui-ci n’a plus rien d’humain, et qu’il possède des pouvoirs aussi -si ce n’est plus- terrifiants que ceux qui ont dévasté sa propre famille...

Comment vous expliquer ce que j'ai ressenti en lisant Variante? Pour être honnête, ça fait 5 bonnes minutes que je bug sur cette question. Je commencerai par vous mettre en garde, Variante est un manga extrêmement dur et violent, il n'est pas à mettre à la portée de tous. Quand on lit Variante, on en ressort pas indemne. Personnellement, j'ai adoré ce manga, même si j'ai trouvé la partie "organisation" un peu ennuyante, le manga est excellent. Au niveau du scénario, c'est fort! Variante, ça choque, ça saigne, c'est explosif ! Le scénario est bon et fini en apothéose! Quelle fin! Je suis restée scotchée, je n'aurais jamais imaginé une fin pareille, forte en émotion, en rebondissement, tragique. Et le graphisme! Le mangaka soigne son manga, dans les moindre détails et nous offre un travail plein de qualité. Le trait est fin, délicat, et dur quand la scène s'y prête, pleins de beauté dans les moments adéquats, ils soulignent tous les sentiments de Aiko avec un tel talent, que c'en est bluffant.

J'ai rarement vu un seinen, d'une qualité comparable à celle de Variante. Avec son scénario choc et son graphisme fin, le manga ne laisse pas indifférent. Et quand on voit le travail effectué par Glénat, on ne peut qu'être charmé. Les couvertures sont superbes, douces et fortes à la fois, le papier blanc et doux et l'impression vraiment très bonne. On comptera les pages couleurs en plus pour un prix très attractif, et  Glénat nous sort l'une de ses meilleures éditions.

A voir comme ça, on croirait que je n'ai rien à dire sur le manga, c'est n'est pas ça, mais
Variante est tellement singulier, tellement complexe, qu'il est difficile d'expliquer ce que l'on ressent à sa lecture. Il faut vraiment lire le manga soi-même, pour se faire son propre avis. Pour parler des personnages, je trouve qu'Aiko est un perso des plus intéressant, psychologiquement parlant, elle a toute les raisons du monde de laisser tomber, de ne plus vivre, et pourtant elle se bat, sans relâche, tout en essayant de comprendre cette nouvelle situation, c'est je trouve vraiment admirable, personnellement, je ne sais pas comment j'aurais réagi dans une situation similaire, c'est difficile d'imaginer ce genre de choses, mais je pense que je n'aurais pas eu un quart de son courage.

En tout cas, je vous conseille plus que vivement ce manga, si vous avez aimé Tokko, ou encore les mangas de Tsuitsui, vous ne pourrez qu'appréciez Variante! Si vous le lisez ou si vous l'avez lu, dites moi ce que vous en avez pensé, je suis curieuse de connaitre votre avis. =)


Ma Note: 9.5/10


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Lundi 14 avril 2008
Titre VF: Le Portrait de Petite Cosette
Titre VO: Le Portrait de Petite Cosette
Mangaka: Katsura Asuka
Année: 2004
Nombre d'éditions: 1 (Simple)
Cours de Parution: Terminée
Prix: 07.95 €
Editeur Français: Asuka / Japonais: Kodansha
Nombre de volumes: 2

 
"Pure comme un ange, Attirante comme le diable
Sourire sucré, Regard de velours, Lèvres aphrodisiaques
Malheur où s’entremêlaient rêves et espoirs
Dirigeant l’être difficilement secourable que j’étais
Me faisant oublier la lassitude de ce monde
Réduisant à néant le poids de ces heures disgracieuses
Terreur, souffrance, angoisse, désespoir...
Quelles que pouvaient être les peines, elles n’auraient su lutter contre cette joie suprême
Fasciné que j’étais
Je m’en remettais juste à elle…"

Kurahashi Eiri est un jeune antiquaire qui reçoit pour sa boutique un étrange verre vénitien datant du XVIIIème siècle. Ce cristal va lui donner d'étranges hallucinations et l’esprit du jeune homme va peu à peu être possédé par le fantôme d’une fillette, assassinée il y a fort longtemps, et dont l’âme ne peut trouver de repos tant que son meurtrier demeure impuni. Peu à peu, Eiri va perdre tout sens du réel et devenir le pantin de celle pour qui il nourrit une passion dévastatrice : Cosette.


Voici un titre vraiment à part. J'aime beaucoup les mangas à l'ambiance gothique, un peu sombre, alors forcément je me suis sentie attirée par ce nouveau manga. De plus, j'avais lu des avis favorables concernant l'anime. Il existe des animes qui sont mieux que les mangas, apparement c'est le cas du Portrait de Petite Cosette. On m'a offert le coffret de l'anime, je vous en dirais donc plus quand je l'aurais vu ( en ce moment je suis sur Magic Knight XD). En tout cas, à la lecture du premier tome, j'ai été tout de suite charmée par l'atmosphère lourde et attirante. Au niveau du graphisme, c'est très joli, très détaillé, même si parfois c'est assez spécial. Le personnage de Cosette est vraiment des plus intéressant, impossible de savoir vraiment quelles sont ses intentions: est-elle bonne? Est-elle mauvaise? En tout cas, tout est là pour que le lecteur soit charmé par cette petite fille, quitte à oublier que l'on ne sait rien de ce fantôme.

Ce que je trouve dommage, c'est que le manga
ne comporte que deux tomes. C'est, à mon avis beaucoup trop court, pour ce genre d'histoire. On a un travail baclé, qui aurait pourtant pu être excellent, si plus de tomes avaient été réalisés. Quand on lis ce premier tome, on a envie de voir la quête des objets de Cosette, on pense d'ailleurs que c'est ce qu'on va voir, mais en fait non! Entre la fin du premier tome et le début du deuxième, on a une ellipse assez importante puisque que tous les objets ont été réunis ou presque (il n'en manque plus qu'un). Donc j'avoue avoir été déçue de ce coté là, ça plombe un peu l'ambiance du manga. Néanmoins, le tome 2, n'en est pas moins bon, j'ai eu certes du mal à accrocher, vu que la vitesse supérieure avait été enclenchée, mais j'ai savouré chaque page, et la fin que je trouve vraiment excellente. Mais le fait que la série soit aussi courte à rendu la compréhension des relations entre personnages un peu plus difficile que dans le volume 1. Mais ça ne m'empêche pas de classer ce manga dans mes préférés.

Voici une petite citation de
Krinein qui traduit bien l'atmosphère du manga:

Une relation malsaine. Ce serait le point de départ pour des tourments qui ne cesseraient de s'aggraver jusqu'à un point culminant, une rupture... ou une séparation encore plus brutale. Le Portrait de Petite Cosette est de ces oeuvres qui vous glacent, vous enjôlent, vous donnent un étrange sentiment de mal-être. A travers trois OAV de grande qualité, se laisser entraîner dans le monde gothique de Cosette va se révéler être une expérience dont on ne ressort pas indemne.

Coté édition, on a le droit de la part d'Asuka à une
très jolie édition. Le titre est surligné en transparence ( je ne sais pas trop comment expliqué.....disons qu'il y a un petit vernis transparent dessus qui rend le titre en surbrillance). Mais je crois, que j'aurais toujours du mal pour le dessin couleur des couvertures, autant j'adore celle du un, autant je trouve la deuxième assez bizarre au niveau des couleurs. On a le droit à une page couleur, un papier blanc, un peu rêche tout de même, mais avec une très bonne impression. Enfin, vous me direz heureusement parce que pour 7 euros 95, on peut espérer un travail de qualité.

Ma Note: 7/10


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Jeudi 13 novembre 2008
Titre VF: Larme Ultime 
Titre VO: Saishû Heiki Kanojo
 Mangaka: Takahashi Shin
  Année: 2003
  Nombre d'éditions:  1(simple)
  Cours de Parution: Terminée
  Prix: 7.50 (simple)
  Editeur français: Akata / Editeur japonais: Shogakukan
  Nombre de volume: 7

En apparence, Shûji et Chise forment un couple de lycéens ordinaires. Ils vivent dans une ville de province épargnée par une guerre hypertechnologique. Chise est introvertie et fragile, tandis que Shûji joue les machos. La jeune fille lui propose de tenir un journal intime et chacun y écrit un jour sur deux. Shûji découvre ainsi celle qu'il commence à aimer. Bien qu'humaine, Chise est habitée par une arme destructrice contre laquelle elle ne peut rien.

Il existe peu de manga comme Larme Ultime qui arrivent à fasciner le lecteur avec tant de force. Shin Takahashi nous offre une histoire originale et forte au niveau émotionnel. On le sait tout de suite en ouvrant le premier tome, l'histoire ne sera pas rose. Les personnages ne seront pas heureux et il y a peu de chance que cela finisse en happy end pour tout le monde. Seulement voilà, Larme Ultime fascine et on a envie d'en lire plus. Il est difficile de relâcher le manga à la fin d'un volume tellement nous sommes pris dedans depuis le début.
Et le
graphisme en est en grande partie responsable: un peu brouillon sur les bords, il sait se montrer magnifique dans les moments qu'il faut, et adoucit avec efficacité une histoire dure et pas toujours facile pour les personnages.
Larme Ultime est donc un manga à lire et à posséder dans sa bibliothèque car il fait sans aucun doute partie des œuvres cultes.

Gardant le même rythme que le premier tome, le volume deux perd un peu le lecteur au début mais n'en reste pas moins aussi bon que son prédécesseur. L'histoire avance un peu et l'on sait que les choses ne s'arrangent pas pour notre petit couple.
Néanmoins, le tome nous tient en haleine et on se demande bien ce qui est arrivé dans les autres villes. Des questions se posent et d'autres trouvent leurs réponses.
Le graphisme est toujours aussi beau et l'on sent une petite amélioration dans le trait des personnages. Leur émotions nous touchent et il est proprement impossible de ne rien ressentir en les voyant se livrer à nous dans toute leur simplicité.
Un deuxième tome
aussi bon que le premier qui promet une suite meilleure encore.

Pas vraiment surprise donc, parce que au vu des critiques que j'en ai eu, je m'attendais bien à quelque chose de semblable, mais vraiment
satisfaite de m'y avoir mis, car ne pas lire Larme Ultime, c'est passer à côté de quelque chose!

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Mercredi 1 avril 2009
Titre VF: Sayonara Monsieur désespoir
  Titre VO: Sayonara Zetsubô Sensei
  Mangaka: Kumeta Kohji
  Année: 2005
  Nombre d'éditions:  1(simple)
  Cours de Parution: En cours
  Prix: 6.95 (simple)
  Editeur français: Pika / Editeur japonais:  Kodansha
  Nombre de volume: 3

Sayonara M.Désespoir tourne autour d’un professeur à la vision du monde très pessimiste : Nozomu Itoshiki. Au début de l’histoire, il tente encore une fois de se pendre à un cerisier, malgré ses efforts autodestructeurs, il est sauvé par une jeune fille extrêmement optimiste, Kafuka Fuura ( bien que pour tenter de le sauver, elle ait failli le tuer…) Elle lui explique qu’il est tout simplement inimaginable qu’il veuille se pendre en un si beau jour, qui plus est, entouré de si jolis arbres. Elle décide de le surnommer « vice président rose » (桃色係長 Momoiro Kakarichō), et va jusqu’à lui proposer 50yens pour pouvoir l’appeler ainsi.
Après avoir réussi à se débarasser de cette fille étrange, Nozomu se réfugie au lycée et commence son cours, mais sa tentative d’évasion est vaine puisque qu’il découvre que cette fille fait partie de ses étudiantes.
De plus, Kafuka est seulement la partie visible de l’iceberg : chacun de ses nouveaux élèves possède une personnalité excentrique ou des obsessions bizarres, posant des défis au professeur suicidaire obligé de les surpasser malgré lui.

Sayonara Monsieur désespoir est sans conteste un ovni du manga, dans la même trempe que School Rumble. La ressemble tient tant au niveau du graphisme des personnages que de l'humour si particulier du seinen.
Mais attention, si le speech du manga et son titre peuvent donner l'impression d'un manga à l'atmosphère sombre et peu joyeuse, il n'en est rien.
Les histoires sous forme de présentation d'un des élèves de la classe du professeur désespéré, par chapitre, contiennent des
situations cocasses et des personnages hauts en couleurs. Impossible de ne pas rire devant ces clichés de la société japonaise, qui permettent d'être découvert sur une note légère mais en les dénonçant avec subtilité.
Bourré de références à des œuvres japonaises (ou non), le lexique de Pika présent en fin de volume nous permet de mieux les comprendre.
Le mangaka nous offre ici une
parfaite maitrise du blanc/noir souligné par le travail plus que correct de Pika.
Fait original, la jaquette est en carton assez souple, mais néanmoins un peu fragile.
On dénotera également un fait amusant sur la première édition du moins (une rectification sera peut-être prévue plus tard), le résumé des volumes précédents présent sur le rabat de la jaquette. Amusant car il ne concerne aucunement Monsieur désespoir. On prendra plaisir à rire devant cette petite erreur, et pourquoi pas, à deviner de quel manga le résumé parle.
Pika joue donc une
excellente carte avec ce manga, véritable bouffée d'air frais, qui mérite qu'on s'y intéresse d'un peu plus près au vu d'un premier tome sans grosses erreurs et qui, paradoxalement, donne un peu d'espoir pour une suite toute aussi bonne.

Ma Note: 9/10


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