Mercredi 17 novembre 2010
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Voici donc une nouvelle rubrique pour vous présenter des livres, déjà sortis et non critiqués (pour certains) sur le blog sur un thème précis, et ce, chaque semaine. Aujourd'hui,
j'inaugure donc sur Elizabeth, Impératrice d'autriche, plus connue sous le nom de Sissi.
Parce que sa vie fut bien moins rose et mièvre que dans les films. Je tenais à vous présenter des ouvrages à lire sur un personnage mal connu de l'Histoire, malgré sa réputation.
L'occasion de lire le destin remplit de tragédie d'une jeune femme exceptionnelle.
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" C'était bien un mariage d'amour qui s'annonçait François-Joseph dictait avec une chaleur inconnue, ses courriers. Il écrivit ou tsar,
"son cher et précieux ami", son bonheur sentimental. La déception de Nicolas II serait grande quand François-Joseph l'écarterait de son alliance. La guerre rebondirait meurtrière. Une
enfant vêtue de rose avait suspendu un bref moment les fureurs des hommes. " Impératrice d'Autriche à seize ans pour avoir inspiré, d'un coup de foudre, un amour indéfectible à l'empereur
François-Joseph à qui l'on destinait sa sœur Hélène, la belle Sissi a longtemps erré dans les corridors de l'Histoire, attendant de rencontrer une biographe à la mesure de sa
personnalité. C'est chose faite avec Hortense Dufour, qui nous présente ici un portrait très vivant de l'impératrice controversée, celle qui mourut d'un coup de poignard donné par un
anarchiste italien. Avec cet ouvrage qui lui restitue sa dimension d'Hamlet au féminin, la figure de Sissi échappe enfin aux regards mièvres pour apparaître dans toute sa complexité : une
femme dotée d'un destin plus grand qu'elle...
Voilà un joli pavé (pas moins de 861 pages) très intéressant à lire. L'ouvrage possède quelques longueurs mais se veut le plus
complet possible. Un indispensable !
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Schönbrunn, Mayerling, les valses de Strauss, la légende de Sissi s'est
toujours racontée entre fêtes et drames, de la Bavière de son enfance heureuse aux rigueurs et aux fastes de la cour impériale. Mais la vraie vie de Sissi était ailleurs. Loin de la
joyeuse apocalypse viennoise, du crépuscule d'un fragile Empire austro-hongrois qui s'accrochait à son passé. Car, à la manière d'un personnage de tragédie, Sissi chercha toute sa vie à
échapper à un destin dont elle ne voulait pas.Avec ce roman d'Elisabeth d'Autriche, Agnès Michaux a su retrouver la vraie Sissi en dessinant l'autoportrait émouvant et intime, souvent
cruel et drôle, d'une femme trop libre dans un monde qui ne l'était pas encore.
Moins volumineux que l'ouvrage d'Hortense Dufour, celui d'Agnès Michaux est parfait pour commencer à se
documenteter sur la princesse autrichienne.
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En 1898, Sissi était assassinée à Genève par un anarchiste italien. Depuis, l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie est devenue un
mythe. Souveraine à la beauté légendaire, fantasque et solitaire, elle a inspiré peintres, poètes, psychanalystes, cinéastes. Voici la Sissi historique, cette princesse bavaroise qui, en
1854, épouse l'empereur François-Joseph. A Vienne, on la critique ; à Budapest, sous le prénom d'Erszébet, on la vénère, car elle défend le nationalisme magyar contre l'emprise
autrichienne. Voyageuse acharnée, Sissi se réfugie aux frontières du non-conformisme, plus lucide que bien des diplomates sur les déchirements balkaniques. Pendant cinq ans, l'enquête de
Jean des Cars l'a conduit dans l'ancien empire des Habsbourg à la rencontre des descendants de Sissi, et à la recherche des archives et de souvenirs inédits.
Jean Des Cars est un historien de renom et ses livres, fort appréciés sont un plaisir à la lecture. Ouvrage
également idéal pour découvrir Sissi.
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Si l'on connaît la vie mouvementée et errante de l'impératrice Élisabeth d'Autriche, dite Sissi, marquée par la mort prématurée de sa
fille aînée, le suicide de son fils Rodolphe, l'assassinat de son beau-frère, l'empereur du Mexique, avant qu'elle-même ne périsse sous le couteau d'un anarchiste, on sait moins que ses
nombreux frères et sœurs connurent aussi des trajectoires hors du commun : Sophie, duchesse d'Alençon, mourut brûlée vive dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris ; Marie, reine de
Naples, fut mariée à un souverain incapable et défendit héroïquement son royaume contre les troupes de Garibaldi avant de se réfugier à Rome et d'y perdre sa petite fille ; Mathilde,
comtesse de Trani, mariée également à un prince des Deux-Siciles, s'associa aux combats de sa sœur ; Hélène, éconduite par l'empereur d'Autriche, épousa l'héritier d'une des plus grandes
fortunes d'Europe et, grâce à sa profonde piété, ne baissa jamais la tête face à une hécatombe inouïe de deuils familiaux. Quant aux frères, ils se démarquèrent aussi de leurs
contemporains. L'aîné renonça à ses droits dynastiques pour épouser une comédienne et leur fill
défraya la chronique dans le scandale de Mayerling ; le deuxième, devenu veuf très tôt, se consola dans la médecine et devint un
ophtalmologiste éminent, pionnier dans l'opération de la cataracte. Erika Bestenreiner nous raconte le destin extraordinaire de cette tribu princière aux fortes personnalités à partir de
nombreux documents inédits.
On s'éloigne un peu de la vie de Sissi pour s'intéresser à ses frères et soeurs. L'occasion de se rendre compte
que la jeune femme vient d'une famille meurtrie par le mauvais sort.
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La jeune comtesse hongroise Irma Sztaray reçut pour mission en 1894 d'accompagner Élisabeth d'Autriche dans ses cures et ses voyages
méditerranéens. Elle s'en acquitta jusqu'au 10 septembre 1898, jour où l'impératrice fut poignardée à Genève par l'anarchiste italien Luigi Lucheni. Fuir avec Sa Majesté la foule et les
mondanités n'était pas de tout repos ; pourtant Irma s'y prêtait de bonne grâce, et son dévouement de tous les instants éclaire d'un jour nouveau le mythe Sissi - une Sissi qui allait
avoir soixante ans...
La comtesse Sztaray ne publia son récit qu'en 1909 et mourut célibataire en 1940. Son témoignage n'avait encore jamais été traduit en
français.
Découvrir Sissi via les souvenirs d'une personne qui l'a bien connue, c'est possible. Irma Sztàray nous livre ses derniers instants avec
l'impératrice.
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Convoquée en 1934 par la police viennoise et priée de décliner son identité, une belle femme de cinquante ans rétorque : " Je suis la
petite-fille de l'empereur François-Joseph et la fille du prince héritier Rodolphe ! Cela vous suffit-il ? " Si les Habsbourg comptent nombre de personnages romanesques à travers les
siècles, il restait encore à découvrir la figure singulière et contrastée d'Élisabeth-Marie (1883-1963), dite " Erzsi ". Enfant unique du suicidé de Mayerling et petite-fille préférée du
vieil empereur, elle fut rebelle comme son père tout en restant archiduchesse dans l'âme bien après la chute de l'Empire austro-hongrois. Un premier mariage avec le prince Otto
Windisch-Graetz tourna vite au cauchemar mais n'aboutit à une " séparation de table et de lit " qu'en 1924. À cette époque, Erzsi avait déjà rencontré le véritable homme de sa vie,
Leopold Petznek, figure majeure du parti social-démocrate autrichien. Elle-même y adhéra. Dans la tourmente des années trente, la fortune et les relations de celle qu'on appelait
désormais l'" Archiduchesse rouge " lui permirent de venir en aide aux camarades persécutés. Ayant survécu à l'enfer de Dachau, Petznek finit par épouser sa compagne de trente ans. Mais
l'après-guerre n'eut rien de radieux pour le couple dont la demeure viennoise fut longtemps occupée par les autorités militaires françaises. Veuve inconsolable à partir de 1956,
Élisabeth-Marie n'eut bientôt plus pour seuls amis que ses bergers allemands.
D'elle, l'on a que les quelques souvenirs de son enfance. Deuxième fille du couple impérial, Elisabeth-Marie survivra à sa soeur morte de
maladie. Elle survivra également à sa mère et son frère. Le livre de Friedrich Weissensteiner est l'occasion d'en apprendre plus sur cette femme au fort tempérament et à la vie
tumultueuse.
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Par Miawka
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Publié dans : Un mercredi de Livres